Le 7,8 et avril aura lieu le 5ème congrès du parti démocrate progressiste (PDP) suivi du congrès unificateurs des forces démocratique et centristes. Plusieurs fois reporté, presque annulé, ce congrès aura finalement lieu.
La fin de la pensée unique
Lors de l’élection de la présidence de l’assemblée nationale constituante, Maya Jribi, actuel secrétaire général du PDP, a voulu, par sa candidature envoyer un message qui marque clairement la fin de la pensée unique, de la candidature unique, et de la polarisation autour d’un axe unique. « Cette ère est révolue », déclara Maya Jribi, « nous entendons constituer une opposition positive et efficiente, pour ancrer la démocratie, et il n’y a pas de démocratie sans majorité et opposition, ni pouvoir et contre-pouvoir. »
Le militant au cœur du parti
Mais jusqu’à ce vendredi 6 avril, nous nous dirigions vers un congrès où le candidat unique allait être remis au goût du jour. Il faut avouer aussi, que Maya Jribi leader incontesté du PDP, n’a rien à se reprocher sur ce point. Pour se présenter devant elle, en sachant que c’est « presque » perdu d’avance, le candidat doit avoir d’autres motivations que le poste de secrétaire général. Le candidat doit être animé par la volonté de transmettre un message aux militants en premier lieu et aussi aux prochains dirigeants.
Et la candidature d’Adnane Ben Youssef au poste de secrétaire général du nouveau parti, rentre dans ce cadre-là. Et son message est clair, replacer le militant au cœur du parti. Peu importe les chances de voir aboutir la candidature de Adnane ben Youssef, elle aura au moins le mérite d’imposer la discussion autour des valeurs démocratiques du parti et du respect des militants que nous souhaitons. Il est salutaire de montrer qu’une alternative est possible, et de planter le germe de l’idée de l’alternance dans les esprits.
Skander EL FEKIH





